jeudi 10 juin 2010

Arequipa : llamas, pulpo, y "povlo" !

Pendant mes premiers jours à Lima, on m'avait dit que les destinations des bus (les fameux combis asesinos) étaient marqués sur leurs flancs, je pensais que les bus marqués Arequipa allaient jusqu'à la deuxième ville du pays, avant de comprendre qu'ils s'arrêtaient seulement à l'avenue près de laquelle se situe notre casa, l'avenida Arequipa. Depuis j'ai pris ces combis, j'ai donc entendu le cobrador (l'homme qui vend les tickets dans le combis) crier "Arequipa, Arequipa, Arequipa", pour informer les voyageurs de sa destination. Et ce week-end, j'ai finalement découvert cette fameuse ville dont j'entendais parler tous les jours !

Avec Joseph, nous sommes partis rejoindre Claire, de La Bruyère, elle aussi en échange au Pérou, à l'université de La Catolica.

Arequipa est au sud du Pérou, à 15h de bus ou 1h30 d'avion de Lima, et comme les deux trajets revenaient au même prix nous avons préféré la deuxième solution. D'ailleurs, mon avion avait 30 minutes d'avance sur l'horaire prévu, je ne me ferai jamais à l'heure péruvienne... Au sud, l'hiver est beaucoup plus doux, il fait chaud le jour et froid la nuit. Au pied de volcans plus ou moins endormis, la ville est plus calme que Lima (1 million d'habitants contre 10 millions...), moins pollué, mais tout aussi touristique !

La famille péruvienne chez qui vit Claire ne pouvait pas nous héberger, j'ai donc accepté la proposition de logement d'un ancien chef scout de Lima qui vit à Arequipa, rencontré la semaine dernière lors du défilé. Au nom de l'amitié scoute, il s'est plié en quatre pour nous accueillir, il a insisté pour nous faire un double de ses clés, a proposé de nombreuses fois de nous prêter des vêtements, des guides, a acheté du thé et des petits pains... Son dévouement pour nous aider était assez invraisemblable (tout comme ses ronflements) !

Le week-end a été assez sportif : le samedi, nous sommes partis en bus avec Claire, son amie Fanny, et Juan Carlos, leur ami péruvien qui est guide a Arequipa, à une quarantaine de kilomètres d'Arequipa, pour faire du vélo sur la laguna de Salinas (le lac de sel).


A 4300 mètres d'altitude (2000 de plus qu'Arequipa, j'avais un peu de peine à reprendre mon souffle), nous étions entourés de montagnes et d'une cinquantaine de... lamas (llamas en espagnol) !


Toutes les tailles, tous, les âges, et toutes les couleurs sont représentés dans le troupeau. Assez sauvages, ils ne se laissent pas approcher !


Pas d'eau dans ce lac, mais à perte de vue des cristaux de sel parfois mélangés au sable, sur lesquels nous roulons difficilement.


Après une heure sur le plat, nous entamons 35 km de descente sur un chemin de terre et de sable, au milieu de paysages secs ! Les VTT sont de très bonne qualité, mais il faut être prudent pour slalomer entre les cailloux et les trous.

Au cours de la descente, on peut apercevoir un inukshuk vert, certaines pierres étant recouvertes d'une espèce de lichen très dur, qui apparaît en haute altitude... (Je vais faire comme Nicolas, mettre des liens dans le texte, on ne copie que les bonnes idées...).


Petite vidéo des lamas, du lac de sel et de la descente (sans paroles, il y avait trop de vent, j'ai remplacé par la chanson qu'on entend tout le temps à la radio en ce moment, Mi niña bonita de Chino y Nacho).



Beaucoup de poussière (polvo, rebaptisé povlo par Joseph), voila l'état de mes jambes après la descente !


Le lendemain, nous repartons à vélo pour une dizaine de kilomètres, pour faire de l'escalade le long du rio Chile. Pas facile de se frayer un chemin sur les parcours de roches, mes jambes tremblaient en montant, mais c'était un très bon moment !



Sur le chemin, on peut observer les cultures en plateaux, typique des Incas, qui permet d'économiser l'eau, parfois rare dans la région.


Comme toutes les grandes villes du Pérou, le centre est caractérisé par une Plaza de Armas, celle d'Arequipa est particulièrement belle avec sa cathédrale. Agrandissez la photo suivante et cherchez l'erreur sur l'horloge de la cathédrale (au moins, Obélix ne pourra pas y voir "Yves") !


De nombreuses églises en pierre blanche donnent à la ville son surnom : la ville blanche.



Le week-end aura aussi été l'occasion de goûter à quelques délicieux plats péruviens, notamment à base de fruits de mers, avec un peu de trop de poulpe à mon goût (même si, pour citer Frédéric Beigbeder, surtout aujourd'hui, j'aimerais bien revoir le poulpe...).

Retour à Lima pour les cours de mardi, difficile de quitter le soleil pour retrouver le brouillard !

Le défi du jour : attendre 23h pour regarder le France-Uruguay, soit 8h après la fin du match, sans connaître le score (j'ai cours la journée et Oscar, un ami péruvien qui enregistre le match, rentre chez lui à 23h...).

Prochain article : le charango.

1 commentaire:

  1. Mon cher Guillaume, avec un entrainement à 4300 m d’altitude, tu aurais été prêt cette année pour la course de vélo ! Formidable ce troupeau de llamas sauvages, alors là, on ne risque pas de voir ça chez nous ; Pour l’horloge de la cathédrale, ne serait-ce pas le 4 en chiffres romains, écrit IIII au lieu de IV ? Hasta Pronto…

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