mardi 30 mars 2010

Semana santa

Ca y est ! J'ai terminé mon document intermédiaire de mémoire !

Après un dimanche consacré aux dernières relectures, et quelques frayeurs quand l'ordinateur s'est éteint au milieu de la traduction de ma synthèse en anglais, j'ai relié et imprimé la version finale aujourd'hui. Le cachet de la Poste fait foi, le document est parti avant le 31 mars !

Nous sommes au milieu de la Semana Santa, la Semaine Sainte qui précède Pâques. La plupart des Péruviens sont catholiques pratiquants, et les nombreuses églises de Lima proposent 4 messes chaque dimanche, pour permettre à tous les habitants de s'y rendre (car la plupart des commerces restent ouvert ce jour-là.). Dimanche dernier, día de los Ramos, une foule de vendeurs est rassemblée devant l'église de la Médaille Miraculeuse, près du parc central de Miraflores, le quartier de la Casa de don Ignacio, pour vendre rameaux tressés comme celui-ci.

A la casa, j'ai enfin trouvé l'origine de l'odeur de moisi de notre chambre : c'est une coquille d'oursin ramassée sur la plage il y a une semaine et demi, et oubliée dans un coin... Nettoyée et débarrassée de ses épines, c'est beaucoup mieux... On peut encore deviner sa couleur violette.

samedi 27 mars 2010

Un mois au Pérou...

Déjà un mois que je suis arrivé à Lima...

Un mois sur cinq, le temps passe vite !

Pour résumer rapidement ces 30 premiers jours : beaucoup de rencontres d'étudiants étrangers et péruviens, des cours très intéressants, beaucoup de travail (les prochains mois, après le document intermédiaire du mémoire, seront moins chargés), quelques coups de soleils, la découverte d'une gastronomie très riche, mais pas toujours très fraiche, des paysages dépaysants, beaucoup de nouveaux mots...

Mais il reste bien évidemment beaucoup à découvrir !

La seule anecdote de ces derniers jours, en dehors de mes cours et de mon mémoire, est l'accident de voiture qui s'est passé juste en face de notre casa. Les chauffeurs de taxi ne respectent pas toujours les limites de vitesse dans la ville, ni les panneaux stops, et avant-hier, un mini taxi a oublié la priorité et est rentré dans une voiture qui arrivait tranquillement sur sa droite. Il n'y a eu que de la tôle froissée et des feux cassés, mais le bruit de l'accident a retenti dans toute la rue... Mais les Péruviens sont habitués, ils s'échangent sans broncher leurs numéros de téléphone, pour régler le problème avec leurs assurances...

L'assimilation de l'anglais et de l'espagnol se poursuit, je commence à m'habituer au passage d'une langue à l'autre, en fonction des personnes, mais souvent, on commence une phrase en anglais pour la finir en espagnol. Les Américains se moquent de mon "Sure" (C'est sûr) que j'utilise beaucoup plus souvent qu'eux ! Et j'ai fait mon premier rêve en espagnol !

La semaine prochaine, c'est la Semana Santa. Avant Pâques, les Péruviens organisent de nombreux festivals dans les grandes villes du pays. Pas de lundi de Pâques, mais un Jeudi Saint et un Vendredi Saint, tous les 2 fériés. Nous profiterons sûrement de cette demi semaine de vacances, la seule de notre semestre, pour voyager dans une des manifestations.


Vue de la mer depuis la falaise du quartier San Isidro, à côté de Miraflores.

mercredi 24 mars 2010

Aïe aïe aïe ! Ouille !

Lima est remplie de cactus, simples ou en branches, géants ou nains... Dans les parcs, les rues, les jardins, on en voit partout !Et comme diraient JB Cap, Quentin ou Guigui : ça pique !
Ce dernier a même une petite fleur rouge...
Les cours se passent de mieux en mieux, je commence à connaître de plus en plus d'étudiants péruviens, et tous les profs parlent clairement, excepté un qui est incompréhensible... Ils tentent tous les jours, en vain de prononcer mon nom, sans succès (comme dans RRRrrrr).

Le mémoire avance, vivement fin mars...

Aujourd'hui, j'ai fait ma photo pour ma carte d'étudiant. Après 3 essais infructueux, le photographe me dit "Operacion Emergencia"(opération urgence, il doit fixer un flash spécial sur son appareil pour que je ne ferme pas les yeux) !

Sur ce bref message, je vous dis, comme don Salluste :


lundi 22 mars 2010

Au marché, au marché, tu peux, tu peux tout trouver...

Ce WE, nous sommes partis à Trujillo, au nord de Lima, sur les traces de deux civilisations pré-inca, les moche et les chimu.
A 23h vendredi soir, nous avons pris le bus de nuit, Diana, Valentina, Laure, Joseph et moi.
Nous sommes arrivés le lendemain matin dans cette ville coloniale entourée de huacas, des temples dédiés au soleil, à la Lune ou à d'autres divinités. Après la visite d'un atelier de céramique, nous nous rendons à la Huaca de la Luna, un temple en forme de pyramide construit entre 100 et 700, où avaient lieu les sacrifices au dieu Ai-Apaec.
On retrouve ce dieu sur plusieurs frises du temple, très bien conservées.
L'après-midi, nous visitons deux sites de la culture chimu, la Huaca de la Esmeralda et Chan-Chan. Sur ces deux sites, pas de bas-reliefs en couleurs, mais beaucoup de motifs sur les murs.Chan-Chan s'étend sur plus de 20 km², mais un seul palais est ouvert au public.
Sur les murs de ce monument inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, on rerouve des sculptures d'oiseaux marins et de poissons, qui s'expliquent par la proximité de l'océan, qu'on entend au loin. Au centre du site, se trouve un étang rempli de plantes de d'algues, la seule végétation de ce milieu désertique. C'est la que les chimus noyaient les enfants en guise de sacrifice.
Nous finissons notre journée par une promenade dans les rues de Trujillo, notre hôtel se trouve près du monastère de Santa Clara, dont la gravure du porche rappellera peut-être quelques souvenir à mes compagnons brésiliens, (la fraternité illustrée par le croisement du bras du moine et de l'esclave. Pour mémoire, je rajoute la photo d'Alcantara en dessous).
Le lendemain, nous partons visiter le marché Hermelinda de Trujillo, recommandé par le Guide du Routard ("Une balade qui vaut le coup pour ceux qui aiment s'immerger dans les ambiances locales"). Mais cette balade n'est pas du goût d'un policier qui nous interpèle, et nous propose de nous faire accompagner, pour éviter les vols de sac à dos...
Nous sillonnons donc en sécurité les innombrables allées de ce marché, où on peut vraiment tout trouver : des dizaines d'espèces de pommes de terres, le paradis de la banane, des assortiments de piments plus ou moins fort, des DVD, des vêtements, du matériel scolaire... Nous finissons cette visite dépassante par la préparation des poulets. Toutes les étapes sont réunies dans 10 m² : élevage, abattage, cuisson, plumage, vidage et découpe de la viande. Nous sommes très loin des conditions d'hygiène françaises !
Après une après-midi à la plage du village voisin de Huanchaco, nous terminons ce week-end sur la plaza Mayor de Truyillo, au son des guitares et des trompettes d'un groupe de musiciens mexicains...


mercredi 17 mars 2010

17-18 mars - L'hôtel à l'université

J'ai de moins en moins de temps pour donner des nouvelles, entre les cours qui demandent de plus en plus de travail et le mémoire qui accapare mon temps, et finalement, souvent, mes journées se résument aux cours que j'ai !

Finalement, nous avons eu une alerte anti-sismique hier (il y a eu 2 simulations au total cette semaine).
Les hauts-parleurs de l'université se sont mis en marche à 10h50, pour nous appeler à aller dans la cour. En 6 minutes, tout était réglé, un petit mot du directeur en tenue de chantier pour nous rappeler l'importance de la procédure, et les cours reprennent.
Nous n'avons rien senti du faible séisme d'aujourd'hui, à 300 km de Lima, qui n'a fait aucun dégât.

A l'USIL, les élèves ont entre 16 et 25 ans (ceux qui sont dans mes cours ont entre 20 et 23 ans).
Pour le déjeuner, nous avons le choix entre les cafétérias des campus 1 et 2, qui servent de très copieuses salades, le restaurants des chefs (des cours de gastronomie de l'USIL, je pense qu'on essayera un jour d'y aller), et de nombreux restaurants tout autour des 2 campus, qui servent de délicieux jus de banane ou de melon !
Mais à midi, de nombreux étudiants péruviens se ruent au campus 2, à salle de lecture, qu'on devrait appeler "salle Facebook" : ce sont les seuls ordinateurs de l'école (une vingtaine sur la centaine répartis sur les 2 campus) qui tolèrent Facebook...

En dehors de la gastronomie, l'école donne aussi des cours d'hôtellerie. Il ne faut donc pas s'étonner si, au détour d'un couloir, on voit la reconstitution d'une chambre d'hôtel de luxe, (des placards, un lit et une baignoire, comme sur la photo), pour que les élèves de ce cursus se familiarisent avec cet environnement.
Le jeudi soir, nous avons rendez-vous dans un apu (prononcez apou). C'est une grande collocation d'étudiants de tous les pays, qui nous ouvrent leurs portes. En dehors des jeudis, tous les jours sont l'occasion de rencontrer des étudiants étrangers, à l'USIL ou à la Casa, que viennent visiter des amis d'amis... Parfois, on parle quelques minutes en espagnols à des nouveaux venus, avant de nous rendre compte qu'eux aussi sont Français !
Les Péruviens sont toujours aussi accueillants, quand on leur demande le chemin dans la rue, certains sont prêts marcher 5 minutes avec nous pour nous mener à bon port !

Ce WE, petite pause dans le travail, et petite bouffée d'air frais loin de la pollution de Lima, nous allons visiter Trujillo, au Nord de Lima, avec Joseph, Laure, et deux Colombiennes, Diana et Valentina.

mardi 16 mars 2010

16 mars - Que faisiez-vous au temps chaud ?

Pas de soleil aujourd'hui, mais comme promis, voici des photos du campus 2.





Il est situé à 10 minutes à pied du premier campus, ce qui nous laisse tout juste le temps de passer de l'un à l'autre entre deux cours, ce qui arrive assez souvent.

Il y a 3 ascenseurs, dont un interdit aux étudiants et 2 toujours occupés !

Les élèves arrivent parfois allègrement en retard, et certains font la bise au prof ! Ils font la bise, au sens propre, c'est-à-dire une seule bise sur la joue droite, c'est la coutume au Pérou. On risque d'ailleurs de se retrouver fort dépourvu, ce qui est arrivé à Joseph, si l'on tente d'en faire une deuxième...

On voit sur la photo du terrain devant le campus 2 des panneaux "S", qui indiquent les zones de sécurité en cas de séisme. Depuis les 2 tremblements de terre au Chili, les journaux titrent sans cesse sur les risques d'effondrement d'immeubles officiellement aux normes, mais en réalité construits sans respect des précautions anti-sismiques. Sans parler des nombreux quartiers pauvres, qui devraient s'effondrer eux aussi en cas d'une forte secousse au large de Lima, redoutée ici depuis 30 ans.

Il y avait d'ailleurs un exercice anti-sismique ce soir dans le quartier La Molina, de notre université, à une heure où nous étions déjà rentrés à la Casa.


On aperçoit les montagnes au loin, qui se détachent davantage lorsqu'il n'y a pas de brume comme aujourd'hui (en 2 semaines, c'est le seul jour sans soleil).

lundi 15 mars 2010

15 mars - Hug !

Je n'ai pas cours le lundi, mais j'ai consacré ma journée à mon mémoire, plus le temps passe, plus ça m'intéresse, et plus ça devient technique !
Je n'ai donc pas grand chose à raconter aujourd'hui, si ce n'est que j'ai reçu mon premier "hug" (la célèbre accolade américaine) de Tony l'Américain, qui est revenu tout bronzé après trois jours passés avec des amis dans la jungle, entre piranhas et indiens !

Pour finir ce bref message, voici une photo du lion qui surveille le parque Kennedy, et qui semble dire, en vain, aux automobilistes de respecter les feux et les piétons...

dimanche 14 mars 2010

14 mars - Komm, schön ist die Welt

"Komm, schön ist die Welt", ce qui veut dire pour ceux qui comme moi ne comprennent rien à l'allemand, "Viens le monde est bien", et c'est le titre donné outre-Rhin à "Tout tout pour ma chérie".
3 ans après le concert du 14 mars 2007 et après 2 ans de recherche, j'ai enfin trouvé sur http://www.megaupload.com/?d=V7IDTC77 l'intégrale des chansons de Polnareff chantées en italien, espagnol, anglais ou allemand. "S'il y a quelqu'un que ça intéresse", ça vaut le détour...

Polnareff a également influencé une agence de pub, très inspirée pour vanter le département de José Bové.



(Je referme cette polnaparenthèse, sinon Sabine risque de ne plus jamais lire ce blog).

Aujourd'hui, après une petite grasse matinée et un peu de travail, nous sommes partis nous promener à Larco Mar, avec Hélène, Joseph (surnommés pour la journée Cupidon et Stupidon), Laure, Brandon et Rutjer, nouveau venu des Pays-Bas, dont personne n'arrive à prononcer le nom (plus ou moins Rrrreutjjjjeur). Sur l'avenida Arequipa, les vendeurs de glaces ambulants, comme celui de la photo, se promènent à vélo, et nous avertissent de leur présence grâce à un klaxon (comme s'il n'y en avait pas assez dans la rue) qui imite le bruit du canard (les premières fois qu'on les a entendus, on regardait autour de nous sans trouver l'oiseau de nuit)...


Après une boule de glace "hojaldre" (pâte feuilletée et fraise), nous rentrons à la Casa, pour jouer au foot au parque Matto de Turner, juste à côté de notre casa. Des Péruviens nous invitent à jouer avec eux la semaine prochaine.

Syndrome Prisca Barthalon, épisode 2 : comment dit-on "lavanderia" en français ? lanvanrie, lavanderie, launderie ? J'ai mis une minute à retrouver le mot laverie. Après une inondation, la laverie de la Casa est de nouveau en service !

samedi 13 mars 2010

13 mars - Du silence, du silence...

Nous avons passé notre après-midi à la plage el Silencio, à 40 minutes en bus de notre "Casa".

Pour y arriver à cette plage, nous longeons de nombreuses maisons secondaires aux toits de paille.Sur le sable brun, cohabitent touristes, vendeurs de glaces par dizaines, je n'en ai jamais vu autant, crabes timides et mouettes presque apprivoisées.
Les vagues sont parfois assez puissantes.

Après une baignade, je m'endors sous le soleil de 18h, mais je suis vite réveillé par des cris : une vague plus hardie que les autres vient nous envahir, et dépasse notre parasol ! On voit sur la photo les couleurs différentes du sable...


Plus de peur que de mal, nous évacuons en quelques secondes nos serviettes et nos vêtements !
Nous sommes ensuite invités sur le haut de la côte à observer le soleil se coucher sur les petites îles du large.


De retour à la maison, nous dinons tous ensemble sur le toit : Joseph cuisine des fèves (la fève du samedi soir).

Que la montagne est belle...

Hier, 12 mars, 2e jour de cours.

J'ai toujours la même impression de comprendre ce que disent les profs, qui sont réellement de très bons pédagogues. En revanche, quand les élèves parlent, j'ai plus de mal à suivre. Au milieu du cours, le prof nous laisse prendre "un brec" (une pause, l'adaptation espagnole d'un break !)

Cette fois, je suis sur le campus 2, un bâtiment très moderne de 8 étages, très coloré. Il fait très chaud en cours, malgré la climatisation, et tous les élèves ont une boisson sur leur table.

Je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo, la vue du 8e étage sur Lima est assez époustouflante.

La montagne nous entoure, et, on peut le dire particulièrement aujourd'hui, que la montagne est belle !

Après les cours, nous sommes invités chez Stéphanie, Chloé et Laura, les Françaises de Pau, à une dîner et une soirée sur le thème "la lettre B". Joseph s'est déguisé en base-ball player, et j'ai choisi de redevnir Brutus, 9 ans après avoir tenu ce rôle dans le film "Le meurtre de César".


Nous allons maintenant partir pour la plage, avec beaucoup de crème solaire, pour ne pas finir comme Hélène, qui s'est pris le coup de soleil du siècle sur le ventre...


jeudi 11 mars 2010

Premiers cours à l'USIL

Ce matin, premier jour de cours à l'USIL !

Après 30 minutes de taxi, j'arrive avec Saffira, des Pays-Bas, dans la cour de l'université, où l'administration nous distribue un cahier qui servira de cahier de texte et de feuilles de prise de notes.


Tous les étudiants sont en tongs, c'est une ambiance particulière ! Mais pas question de dormir en classe. Enfin, ce n'est tout simplement pas possible, à cause des klaxons incessants de la rue voisine !

J'ai cours dans un des bâtiments les plus récents, pour un premier cours de développement durable. La salle est pleine d'étudiants péruviens (avec 2 chinois, je suis le seul étudiant étranger) qui reviennent de vacances, et qui, à leur visage, auraient bien aimé y rester !

La prof arrive, branche son ordinateur sur le vidéoprojecteur, et se connecte sur son Intranet. La liste des élèves s'affiche sur le tableau, l'appel peut commencer :
"Alzaga ?
-Presente
-Arambol ?
-Presente ?
-Bénohit ?
-Presente"

Et pour ceux qui pensaient qu'il n'y a qu'à Reims qu'on nous distribue un syllabus en début de cours, c'est faux ! Au Pérou, le cours commence par la lecture du silabo (le descriptif des différentes semaines de cours).

Il y a beaucoup d'échange entre les élèves et la prof, qui insiste pour nous faire parler, pour que chacun participe et donne des idées. Toutes les abréviations qu'elles notent au tableau sont des doubles lettres : EEUU pour Estados Unidos, ou RRNN pour recursos naturales (ressources naturelles), il faut s'y faire.

Et surprise, je comprends tout ! Même si le débit de parole est rapide, en tendant l'oreille, j'arrive à saisir le sens de chaque phrase, ce qui me rassure pour la suite.

Je rentre à "la Casa" en début d'après-midi, pour m'occuper de mon mémoire, des courses et de ma lessive.

Je vous laisse avec une photo de la statue nous accueille à l'entrée du campus, Saint Ignace de Loyola, patron de l'Université, et auteur au XVIe siècle d'une prière devenue au XXe la Prière Scoute.

mercredi 10 mars 2010

10 mars - Une solution contre les excès de Mélanie

L'université nous a laissé un jour de répit avant le réel début des cours, demain.

Comme d'habitude, matinée passée sur le mémoire, ça avance petit à petit, et visite l'après-midi !
Départ sous un soleil de plomb de "la Casa".
Nous prenons le taxi jusqu'à la place San Martin, dans le centre.
C'est Schumacher qui nous emmène : il zig-zague entre toutes les voitures de la voie express, et pour contourner les feux rouges ou les bouchons, il passe par les stations services, et double une vingtaine de voitures d'un coup !
La place San Martin est la seconde plus importante du centre, après la plaza Mayor (qui porte également le nom plaza de Armas, comme dans de nombreuses villes d'Amérique du Sud).

Une longue rue piétonne et commerçante relie ces 2 places.

Après 12 jours de Pérou, j'ai déjà quelques couleurs !

Nous finissons notre promenade par le quartier chinois, et nous entrons à la tombée de la nuit dans la iglesia de la Merced (l'église de la grâce). Elle est très richement meublée et décorée. Les péruviens prient en touchant les statues, et pour faire une offrande, pas de cierges de cire, mais des bougies électriques qui s'allument quand on dépose un nuevo sol dans le tronc.
Et à côté de l'autel, pas non plus de Christ en croix, mais un Christ qui porte sa croix.


Retour à la Casa pour un dîner frugal (la chaleur coupe un peu l'appétit) !

Et demain, début des choses sérieuses !

mardi 9 mars 2010

Première journée à l'USIL

L'USIL, c'est l'Universidad San Ignacio de Loyola, une des meilleures de Lima d'après tous les Péruviens que nous rencontrons, et une des plus sûres, avec au moins une grille et un agent de sécurité à chaque entrée.

Une semaine après l'interminable enregistrement, dont nous n'arrêtons de parler entre nous, nous revoilà donc sur le campus.
Pour cette première journée, un bus de l'université vient nous chercher à la Casa de don Ignacio à 8h30.
Une demi-heure et quelques bouchons plus tard, nous sommes accueillis par Milagros, responsable des cursus des étudiants étrangers. Milagros, qui nous envoyait des mails depuis quelques mois, en anglais et en espagnol, et à qui nous répondions "Dear sir..." ou "Muy señor mio...", est en fait une femme !

L'USIL a mis les petits plats dans les grands pour nous accueillir.
Salle de réception, petit déjeuner avec jus d'oranges pressées du matin, invité de marque (à suivre plus bas...), cadeaux (casquette, stylos...).

Petite vidéo de présentation de l'école, des parcours qu'elles proposent dans d'autres pays du monde (cours de gastronomie en partenariat à l'institut Paul Bocuse en France) de ses docteurs honoris causa (dont Alvaro Uribe, le président de la Colombie), puis présentation du Pérou, et discours des membres de l'administration, qui nous demandent pour terminer de nous présenter à notre tour (Buenos dias a todos, me llamo Guilmore, soy de Francia...). Après une visite des locaux, nous revenons en classe pour une conférence sur le Pérou, donnée an anglais par l'ancien Premier Ministre Carlos Ferrero !


Géographie, économie, société, tourisme, insécurité, développement, autant de sujets traités, qu'il maîtrise sans aucun souci.

Nous revenons l'après-midi à "la Casa", et après quelques avancées sur mon mémoire, nous partons au cinéma, voir Alicia en el pais de maravillas. Le mardi, c'est "Martes popular", le cinéma est à moitié prix, soit 9,5 nuevos soles, c'est-à-dire 2,50 €... Le film n'est pas inoubliable, et quasiment tous les spectateurs mangent (parfois des pizzas ou des sandwiches) en le regardant, mais certaines scènes valent le coup d'être vues ! Tout en espagnol, et je comprends quasiment tout !

Plus le temps passe, moins je fais de fautes, même si je confonds de temps en temps certains mots (au lieu de dire "Me duelen los pies" = "j'ai mal aux pieds", "je dis Huelen los pies" = "ça sent les pieds")...

lundi 8 mars 2010

Collier hallucinogène ?

Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombé dans l'économie souterraine des trafiquants de drogue, et je n'y toucherai pas .
Mais aujourd'hui, au détour d'un marché à Barranco, j'ai trouvé la réponse à une question que je me pose depuis presque 4 ans, depuis mon camp compas au Brésil : qu'est-ce que cette graine marron et noire que j'ai trouvée sur une plage d'Alcantara pendant l'été 2006, et que j'ai sur mon bureau depuis ?

Sans m'y attendre, je suis tombé nez à nez sur la même graine, sur un stand d'artisanat.


Je demande à Lisi, la péruvienne qui nous accompagne, si elle sait ce que c'est.
Elle me répond : "Tu parles de ça ?" en me montrant son collier, qui possède la même graine !
Elle m'explique qu'il s'agit d'une graine utilisée pour faire des bijoux, mais qui possède également quelques propriétés hallucinogènes !


Cette anecdote est la plus marquante de cette journée ensoleillée, pendant laquelle nous sommes retournés, de jour cette fois, à Barranco.

Après une matinée passée à travailler mon mémoire et à discuter avec quelques amis sur Skype, et après un petit saut à l'ambassade de France, pour nous faire enregistrer, nous sommes partis sur une plage, pour nous oublier un peu les 28°C de l'extérieur.

Pour cela, nous prenons un bus à l'allure d'un grand Cournil. A côté du chauffeur, une icône de Jésus, et une petite lumière rouge comme dans les églises, pour rappeler la présence de Dieu, qui n'est pas de trop pour nous éviter des accidents qui peuvent arriver dès qu'une voiture en double une autre (lorsqu'il y a du monde sur les routes, l'état de la circulation ressemble à la place de l'Etoile à Paris).

Dans les bus de Reims, le chauffeur ne part pas avant que la porte ne se ferme, et pour que cette porte se ferme, il faut qu'il n'y ait personne devant. Cette précaution est inutile ici, puisqu'une fois le bus parti, le vendeur de billets met de longues et angoissantes secondes à fermer la porte à l'aide d'une ficelle. C'est également lui qui descend sur le trottoir à chaque arrêt pour crier les destinations du bus (et comme nous habitons près de l'avenida Arequipa, nous guettons les cris "Arequipa, Arequipa, Arequipa, Arequipa" !).

Jay a installé un hamac sur la terrasse, très agréable pour se reposer à la tombé de la nuit (le jour disparaît en 10 minutes entre 18h20 et 18h30).
Jay l'a testé, une fois dedans, il est comme un pacha qu'hamacs et terrasses comblent de joie, et éclipsent un moment la fatigue due à la chaleur (phrase un peu lourde, mais je ne voyais pas comment le dire autrement !).

Petite précision sur mon nouveau nom Guilmore : il a été préféré à Guilorme ou Gaylord...
Je commence à m'y faire !

Petit mal du pays ce soir en regardant quelques photos, ça passera j'espère !

Demain, l'université nous accueille pour un petit déjeuner et les premiers cours !

Et dimanche, j'ai rendez-vous avec un chef du groupe scout "Santa Rosa de Lima" pour me présenter à la "tropa", que je verrai de temps en temps le dimanche, si tout se passe bien !

dimanche 7 mars 2010

7 mars - Changement d'identité

Pour les Français, j'étais Guillaume, et quand je donnais mon prénom aux autres étudiants, je m'entendais répondre "What ?" ou "Qué?" . J'étais donc Guillermo pour les hispanophones, et [Gouilliaume] pour les anglophones. Mais quelle que soit leur nationalité, et aucun des étudiants n'avait enregistré mon numéro sous le même nom dans leur répertoire de portable...

Je viens donc d'être re-baptisé Guilmore, prénom que peuvent prononcer toutes les nationalités !

Ce dimanche était un des jours les plus ensoleillés de la semaine.
Avec Joseph, Tony et Laure, nous sommes allés nous promener au Parque Kennedy.
Tous les dimanches, les péruviens s'y retrouvent pour quelques pas de danse...

Nous retrouvons Pierre, l'ami de maman, devant l'église de la Médaille Miraculeuse.
Il nous emmène à l'extrémité de Miraflores, à Largo Mar, d'où nous surplombons la plage de Waikiki.
Nous prenons un jus de melon à un café avec vue sur le coucher de soleil...




Nous prenons un taxi pour Barranco, un autre quartier de Lima.(Pierre, Joseph, Laure, Tony, le chauffeur et moi, si vous suivez bien, ça fait 6 personnes, comment peut-on entrer dans un taxi à autant ? Il suffit de se serrer, et les péruviens peuvent monter jusqu'à 8 dans un taxi, sans que la police ne les arrête ! D'ailleurs, après une semaine de Pérou, moi qui demande toujours à ceux que je conduis de mettre leur ceinture en voiture, je n'ai même plus le réflexe d'en chercher une pour m'attacher, tellement elles sont rares dans les taxis...

De nuit, nous voyons les différents niveau de ce quartier construit parfois à même la falaise qui mène vers la mer...
Enfin, le soir, nous fêtons tous l'anniversaire de Reinaldo à la Casa.

samedi 6 mars 2010

6 mars - Le syndrome Prisca Barthalon

3 jours sans écrire sur ce blog...Ce n'est pas par paresse ou par manque de temps, mais parce que mon chargeur d'ordinateur ne fonctionne plus, peut-être à cause d'une surchauffe de l'ordinateur combinée à la température de la chambre... J'ai dû faire plusieurs magasins pour trouver la référence que je cherchais, me voila maintenant opérationnel grâce à "Compu Palace", un énorme supermarché dédié à l'informatique...

Avant toute chose, voici comme promis les photos des logements étudiants.

C'est un grand bâtiment de 4 étages à l'extrémité du quartier de Miraflores.
Je partage ma chambre avec Joseph au rez-de chaussée.Tout en haut, nous partageons une cuisine et une terrasse couverte, où nous dînons tous les soirs, et où nous passons nos soirées à discuter.






De la terrasse, sur laquelle se posent quelques oiseaux inconnus, nous avons une vue sur un parc.

Nous, ce sont Brandon et Tony (USA), Jay (Canada), Laure (de l'ESC Rennes), Melvian et Reinaldo (Porto Rico), Iina et Filip (Finlande), tous étudiants à la même université que Joseph et moi, ainsi que Mauricio (Bolivie) qui étudie la gastronomie à Lima.
En dehors des appartements de l'université, Alicia d'Allemagne, Stéphanie, Laura et Chloé de l'ESC Pau, qui étudient également à l'USIL, ainsi que Nelly, Stéphanie, Alejandra et Lisi 4 péruviennes amies de Jay, complètent "el equipo"...


3 jours sans nouvelles mais bien occupés entre l'école et la découverte de Lima, avant le véritable début des cours la semaine prochaine.
L'université nous a fait passer 2 tests, un oral et un écrit d'espagnol, pour évaluer notre niveau.
Je ne sais pas encore si je prendrai des cours d'espagnol en plus de mes cours normaux, tout dépendra du débit de parole des profs...

Car certains péruviens parlent à 200 à l'heure, en oubliant que nous ne connaissons pas toutes les finesses de la langue...

Du côté des visites, nous sommes allés 2 fois à une plage de galets pour découvrir le Pacifique. L'eau est fraîche, à la température nécessaire pour oublier les 28 degrés...
J'ai pris un petit coup de soleil.
La plage est située en contrebas du parque Kennedy du quartier de Miraflores, un petit îlot de verdure entouré de restaurants (notamment une rue que nous avons surnommée Pizza Street).
Aujourd'hui, nous avons visité le marché de Lima, près du quartier chinois.
On trouve de tout, fruits de toutes sortes, DVD de films toujours à l'affiche (Avatar, Sherlock Holmes...), céréales en vrac, poissons dont certains proviennent peut-être du même fournisseur qu'Ordralfabetix...
Nous avons fini la journée par une visite du musée de la littérature péruvienne, inauguré l'an dernier dans l'ancienne gare de Lima.

Dernier mot avant d'aller me coucher : avez-vous déjà entendu parler du syndrome Prisca Barthalon ?
Non, pour ceux qui la connaissent, ce n'est pas le fait de se mettre à crier brusquement sans raison, mais le fait d'avoir des difficultés à s'exprimer dans sa langue maternelle après un échange dans un pays non francophone.
Après son échange, Prisca ne savait plus dire 77...

Je commence à ressentir les premiers symptômes.

En dehors des mails et du blog, j'ai quasiment abandonné le français. Même quand je suis avec Joseph ou les Françaises de l'école, je parle anglais ou espagnol, pour que les autres comprennent.
Je me surprends même à penser en anglais (ce que m'ont demandé depuis des années les profs du collège et du lycée) et, quand (l'écran s'allume) je tape sur mon clavier, c'est instinctivement l'anglais qui s'impose. Avant le début de mes cours en espagnol, c'est l'anglais que j'utilise le plus, étant donné que certains étudiants ne parlent pas du tout espagnol...

mardi 2 mars 2010

2 mars... Un día interminable !

(cliquez sur les photos pour les agrandir...)


Sur le papier, enregistrement à l'université de 11h à 12h.En réalité, journée passée à avoir faire la queue pour une signature, pour justifier que j'ai bien suivi un cours à Reims, à attendre que le responsable qui vient de disparaître revienne dans son bureau, fermer les yeux 10 secondes et s'apercevoir qu'un étudiant nous est passé devant !
Ca ressemble à la maison des fous des 12 travaux d'Astérix, à la recherche du laisser-passer A 38 !
Finalement, après 7h d'attente, j'obtiens le sésame, mon emploi du temps ! Et avec un peu de persévérance, j'ai même l'exclusivité des dates des examens !

Le bon côté des choses, c'est que la journée a été l'occasion de faire quelques rencontres, des 4 coins du monde. Des Françaises des écoles de Pau et de Rennes, des Colombiennes, des Finlandais, des Espagnols, des Porto Ricains, des Chinois (schème particulièrement drôle : ils essayaient de faire comprendre à la responsable des cours qu'il y avait une erreur dans leur emploi du temps, qu'ils n'étaient absolument pas inscrits dans des cours de peinture ou de dessin, comme le disait le document qu'ils avaient reçu ! Ils ont gagné le surnom des "fameux peintres", et maintenant que tout est en règle, ils rient de leur aventure aussi interminable que ma journée !), une Allemande, des Panaméens...
Il faut alterner anglais et espagnol, difficile de s'y retrouver !

Voici quelques photos de l'université ! Elle est composée de 2 campus, très modernes d'extérieur, un peu moins à l'intérieur. L'entrée est bien gardée par des vigiles, elle donne sur une cour bordée avec au centre, des palmiers. Certaines salles sont climatisées, il y a un écart de plus de dix degrés entre l'extérieur à 28°C et l'intérieur à 16°C !


Au retour à la Casa, nous dìnons sur la terrasse, un délicieux guacamole et des tartines de pain à l'ail préparés par Jay, le Canadien.
Alors qu'en France certains sont déjà levés, je vais me coucher !