mardi 27 avril 2010

Huancayo !

Petit récit de mon WE dans la région de Huancayo...




Nous avons pris le bus de nuit vendredi à 23h à Lima, et après 7h de route, nous sxommes arrivés à Huancayo.
De gauche à droite, Joseph, moi, Laure, Béa, Filip, Diana et Valentina.


C'est une ville de plus de 400 000 habitants, beaucoup plus rurale que Lima. On croise beaucoup moins de personnes habillées à l'occidentale. Les jeunes mamans portent des chapeaux et de longs tissus colorés, dans lesquels dort leur bébé.


Le samedi, nous partons autour de la ville découvrir différents sites d'artisanat. La première visite est l'atelier d'un tisserand. La tradition veut que des épis de maïs séchés rouges et jaunes accrochés au plafond nous souhaitent la bienvenue.


A partir de laine de lama, l'artisan file le coton et l'étend sur un métier à tisser.


Après plusieurs jours de travail, on peut arriver au résultat de la photo !


L'arrêt suivant est l'arrière-boutique d'un joaillier, qui manie l'argent (le métal) avec une précision extrême pour créer colliers, bagues et boucles d'oreilles, dans un costume traditionnel assez particulier.


Nous visitons ensuite une laiterie et nous partons en direction d'un lac, bordée de statues, dont celles des cousins des Beatles.


Depuis une barque, on peut voir les îlots se déplacer de quelques centimètres.


Petite pause pour le déjeuner, dans le restaurant qui jouxte une pisciculture, pour déguster de délicieuses truites !



Nous finissons la journée par la visite d'un couvent franciscain, guidés par un moine entre les tableaux des frères massacrés dans leur mission d'évangélisation du Pérou et des animaux empaillés.

Le lendemain, nous visitons un marché en plein air, où se côtoient les poussins, les bonnets péruviens et les ustensiles de cuisine. Un marchand ambulant nous vend des petits pains pour 1 sol (0,25€) les 5.


Le dimanche est plus marqué par la marche et la visite de sites plus anciens.
Du haut des montagnes de la vallée du Mantaro, on aperçoit un autre lac.


Nous passons près d'anciens greniers (qui ressemblent à des burons) du peuple huanca, la civilisation qui vivait à Huancayo avant l'arrivée des espagnols. Au loin, on aperçoit des neiges éternelles.




En bas de la vallée, les habitants sont rassemblés autour d'une croix coloniale, pour prier pour la santé de leur proche. Mélange de catholicisme et de superstitions, ils attendent que leur cierge soit entièrement fondu pour amener au vendeur de bougie les restes de cire, dont la forme pourra être interprétée comme un signe de guérison.



Retour à Lima dans la nuit de dimanche à lundi.

Ce soir, j'ai préparé la réunion louveteaux chez les chefs du groupe Santa Rosa de Lima, Gabriel et Clara. Ils sont très chaleureux, et ils m'offrent un foulard du groupe. Pas facile de travailler au milieu de la voiture électrique des enfants qui chante "Joyeux anniversaire et "Do-Re-Mi" de "La mélodie du bonheur", mais c'est un vrai échange de jeux et de pratiques du scoutisme !



vendredi 23 avril 2010

Temblor, combi et gastronomie : 5 spécialités du Pérou

Nous partons ce WE à Huancayo, la ville spécialisée dans la pomme de terre et capitale de l'artisanat au Pérou.
L'équipe est plus nombreuse, nous partons cette fois à 7 : Joseph, Laure, Béa, Filip, Valentina, Diana et moi (cette fois, je n'ai pas oublié Laure !)

Cette semaine a commencé par une petite secousse, un temblor (tremblement de terre très faible) qui m'a réveillé dans la nuit de lundi à mardi à 3h du matin. C'est une sensation assez bizarre, on ne comprend pas trop ce qu'il se passe... Mais bien sur, aucun danger, les Péruviens sont habitués. Joseph, lui, dormait paisiblement !

Pour répondre à ceux qui me demandaient comment je vais en cours, voici une photo du combi que nous prenons (le petit violet et jaune). Il va jusqu'à Até, un quartier de Lima (et comme les Anglais, pour le retour à 16h, je prends donc le service Até).


Un petit mot de gastronomie, pour vous présenter 3 spécialités du Pérou :

Le ceviche est le principal plat typique. C'est un plat de poisson presque cru, assaisonné avec du citron et de l'oignon, souvent servi avec une patate douce (de couleur orange) et un épis de gros maïs (choclo).



La chicha morada est un jus de maïs violet mélangé avec de la cannelle et du sucre, qui est assez étonnant la première fois qu'on y goûte, mais après plusieurs essais, on finit par aimer.


Enfin, plus exotique, le sandwich d'avestruz (autruche), une viande assez particulière qui ressemble au gigot et au jambon. C'est assez sec, mais très bon !



dimanche 18 avril 2010

Toujours prêt (mais à l'heure péruvienne ) !

Je viens de terminer un semaine riche en événements et en bons repas !

Jeudi soir, c'était l'inauguration du bâtiment E du campus 1 de mon université, qui accueille les cours de gastronomie, d'hôtellerie et de tourisme. (vidéo pendant l'hymne péruvien)



En présence de la directrice de l'institut Paul Bocuse de Lyon, partenaire de l'école de chefs, et d'un prêtre qui a béni l'édifice moderne, le directeur de l'école a coupé le ruban qui barrait l'entrée, et nous a invité à partager un buffet riquisimo (déliceux !). De nombreux élèves de l'école de gastronomie avaient passé la journée à nous préparer des plats italiens, péruviens, français et japonais !
Sur 3 étages :
Sushis

pâtés, petits fours,

plateaux de fromages, pains,

c'était un régal ! (Ça est frugal !)...

Le lendemain, au campus 2, le directeur-fondateur de l'école, Raul Diez Canseco Terry, (deuxième à partir de la droite sur la photo) ancien vice-président du Pérou, présentait son livre "Gestion de Estado", en présence de de l'ancien président du Pérou Alejandro Toledo (troisième à partir de la droite sur la photo) .

Main sur le cœur pendant l'hymne national que toute les 400 personnes de l'assemblée entonnent en chœur.
L'école a dressé pour l'occasion une énorme structure provisoire devant le campus 2.

De nombreux ambassadeurs sont venus assister à la conférence, de nombreux drapeaux flottent donc dans la cour.

Le soir, nous fêtons l'anniversaire de Rutger, des Pays-Bas, sur la photo avec un des employés de la Casa. Avec Joseph, nous avons préparé un gâteau au chocolat, apprécié par tout le monde, comme le gâteau constantin au pommes que j'avais fait un peu plus tôt dans la semaine.
Saffira, des Pays-Bas aussi, a fait du pain perdu à la cannelle.




Hier samedi, j'ai rencontré pour la première fois le groupe Scout Santa Rosa de Lima, que je vais aider jusqu'à la fin de l'année.
J'avais rendez-vous à 15h30 devant l'église Santa Rosa avec Gabriel, le chef de groupe (33 ans), mais ici, il ne faut pas s'étonner si ceux qu'on attend arrivent avec plus une heure de retard, c'est l'heure péruvienne !

Quelques différences avec la France quand même... Les 18 louveteaux sont calmes pendant les rassemblement, et ils appellent les chefs "profé" ! La réunion commence par un rassemblement (les chefs envoient les lobatos (louveteaux) se cacher puis crient "Manada, manada, manada" (meute) pour que les enfants se rassemblent en cercle. Les chefs cherchent ensuite un volontaire pour réciter une prière, et tous les louveteaux lèvent la main !
Mais malgré les différences, on retrouve, comme dans tous les groupes, l'hyper-actif, le timide, le casse-cou, celui qui aimerait être avec les plus grands, celui qui pose tout le temps des questions...

Ils sont tous très curieux de voir un Français (le plus diable de tous sait dire "Comment ça va ?"), et ils posent beaucoup de questions sur la France, les repas français ("Tu manges des escargots"), ils me demandent pourquoi j'ai deux foulards...


Au programme de la journée : béret, petit bac, quelques chants, et réunion de parents.


Un week-end campé est prévu pour la fin de l'année, ainsi qu'un spectacle.
Je me suis bien senti dans mon élément, les 4 chefs, Victor, Kathy, Steven et Guillermo, m'ont accueilli chaleureusement, ça fait du bien de retrouver des scouts et de partager nos expériences.

Aujourd'hui, nous avons fait un match de foot contre des Péruviens. A 5 contre 6, nous avons perdu 7-2, mais nous aurons notre revanche !

dimanche 11 avril 2010

Musica ! (Indochine et Marieta)


L'Inde était à l'honneur vendredi (son drapeau a été hissé à côté de celui du Pérou), avec la venue de Suresh Prabhu, ancien ministre venu faire une conférence à l'USIL. Son interprète avait fort à faire pour l'arrêter de temps en temps et traduire son discours sur la mondialisation. Le directeur de l'USIL a conclu cette conférence en insistant sur l'importance des langues étrangères, et nous a invité à goûter un délicieux buffet préparé par l'école de cuisine.


Le soir, nous sommes allés à Barranco, le quartier voisin de Lima, pour goûter des jus fruits de la
jungle. Et dans le taxi, on a entendu pour la première fois au Pérou une chanson française : L'aventurier (Bob Morane) d'Indochine.

C'est l'occasion de parler une première un peu de la musique à Lima (je pense que j'en reparlerai dans quelques mois...)

Dans les taxis et les bus, on entend le plus souvent 3 types de radio : l'équivalent de Nostalgie, qui passe Llora el telefono, la version espagnole de la chanson de Claude François "Le téléphone pleure", l'équivalent de RFM qui passe beaucoup de musique anglaise (Queen, The Police), et l'équivalent d'NRJ, qui passe du reggaetón, un mélange de reggae et de rythme d'Amérique du Sud.

Beaucoup de salsa aussi, comme la chanson qui est dans toutes les têtes en ce moment, Yo no sé mañana. (http://www.youtube.com/watch?v=AXIgjQFMCiI)

De nombreux groupes, de tous les genres donnent des concerts à Lima cette année, de David Guetta aux Guns N' Roses, en passant par Julio Iglesias, et Aerosmith

Au milieu de tout ce paysage musical, j'essaie de faire découvrir les versions espagnoles des chansons de Brassens.

En espagnol, Marinette devient Marieta (avec un seul "t", pas comme la demoiselle qui confond 1h25 et 1h05).


Une petite sélection sur Internet :

La tormenta d'Eduardo Peralta
http://www.youtube.com/watch?v=bJ5nWW8rfnI

35 chansons d'Horacio Cervan (Hecatomba, El gorila...)
http://cervania.blogspot.com/

et les 3 chansons enregistrées par Brassens en espagnol
El testamento : http://www.youtube.com/watch?v=FDORvI3W3vY
La mala reputacion : http://www.youtube.com/watch?v=lM3IBOkkeCw
La pata de Juana : http://www.youtube.com/watch?v=gU9oRcgf0Lo

mercredi 7 avril 2010

Chévere !

Lundi soir, nous avons eu notre première averse en 1 mois : 5 minutes d'une pluie qui apparaît et disparaît brusquement, et qui laisse derrière elle une forte odeur d'humidité !

Mardi, j'ai fait notre premier voyage avec l'école, du côté de Pachacamac, à 30 km de Lima. Nous ne nous sommes pas approchés du fameux temple du soleil, mais nous avons visité un huerto, un grand champ où le propriétaire, Alfonso, cultive toutes sortes de plantes et de fleurs comestibles de manière écologique, pour fournir les restaurants et les hôtels 5 tenedores (5 fourchettes) de Lima.
Au milieu des palmiers qui donnent de l'ombre à une partie du champ, nous avons goûté plusieurs espèces de menthe, et vu quelques escargots.
Alfonso nous a ensuite mené dans une autre propriété, où nous nous avons croisé quelques animaux, dont cet alpaga ! Il suffisait peut-être de parler de lama et de vigogne pour croiser un de leurs cousins !
Le soir, Laure, Joseph et moi avons organisé pour tous nos amis péruviens et étrangers une soirée "crêpes de Francia" sur la terrasse de notre casa. Pour la majorité des invités, c'était une délicieuse découverte ! Nous avons passé la soirée aux fourneaux pour faire plus de 80 crêpes !
La soirée était "chévere", comme disent tout le temps les Péruviens, c'est-à-dire "super" ou "excellente" !

dimanche 4 avril 2010

Loin des oeufs...

Mon parrain François me demande souvent des photos de lama... Pour le moment, aucun en vue, je suis toujours en quête de crachat.

Mais tous les jours, je vois une gravure de vigogne, un animal de la même espèce que le lama, sur les pièces d'un nuevo sol, la monnaie du Pérou.
Les armoiries du Pérou représentent les 3 richesses du pays : la vigogne symbolise la richesse de la faune, l'arbre évoque la flore, et la corne d'abondance la richesse en minéraux du sous-sol.
Mais promis, dès que je vois un lama, je le prends en photo !

Nous sommes finalement resté à Lima pour notre WE de 4 jours.

Jeudi, après un dîner avec de nombreux Français dans notre casa, nous avons visité 2 églises de nuit. La décoration intérieure de l'église du couvent San Francisco est extrêmement riche, et des grilles empêchent les voleurs de dérober les dorures des statues et des reliques.
Vendredi, nous avons fait un tour dans le centre, pour visiter le marché Polvos Azules, où les vendeurs proposent des contrefaçons de toutes les marques de vêtements possibles. La plaza de Armas était noire de monde, la cathédrale n'étant pas assez grande pour les fidèles du Vendredi Saint. Nous avons pris un café entre la plaza de Armas et la plaza San Martin, un café au lait qui était finalement un lait au café que personne n'a aimé, sauf moi !J'ai passé l'après-midi du samedi à la plage à 1h en bus de Lima, et le dimanche à ranger et à travailler à la Casa.

La Semaine Sainte s'est terminée aujourd'hui par la messe de Pâques. Tous les Péruviens se sont pressés dans les églises avec une bougie, dont la cire coulait sur leurs mains...

Reprise du rythme normal demain, le lundi de Pâques n'est pas férié au Pérou, et préparation du dîner crêpes de mardi !

Joyeuses Pâques à tous !